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J'ai reçu un commandement de payer

Huit jours pour payer avant la vente forcée des biens meubles, et trois mentions exigées à peine de nullité

Un commandement de payer vous laisse huit jours.

Passé ce délai, la vente forcée de vos biens meubles peut être engagée (R221-1, L221-1).

Rien n'est encore saisi à ce stade.

Les trois mentions exigées à peine de nullité

  • La mention du titre exécutoire en vertu duquel les poursuites sont exercées.
  • Le décompte distinct des sommes réclamées en principal, frais et intérêts échus, avec l'indication du taux des intérêts.
  • Le commandement d'avoir à payer dans un délai de huit jours, et l'indication de la vente forcée à défaut.

Le décompte, point de contestation le plus fréquent

Un commandement qui présente un montant global, sans séparer le principal, les frais et les intérêts, ni indiquer le taux, est attaquable sur ce seul point.

C'est un motif de forme, distinct du fond : il se soulève même si vous devez la somme (Commandement de payer sans décompte distinct).

Le vérificateur de mentions permet de contrôler le document point par point.

Vos options dans les huit jours

Payer, ce qui met fin à la procédure.

Demander un sursis à poursuites, qui vise précisément les actes d'exécution engagés (Demander un sursis à poursuites). Il se demande séparément d'un échéancier (Demander un délai de paiement ou un plan d'apurement).

Contester, si une mention manque ou si le titre exécutoire n'existe pas. Le juge de l'exécution peut ordonner la mainlevée d'une mesure inutile ou abusive (L121-2).

Les biens hors de portée

Les biens nécessaires à la vie et au travail sont insaisissables, avec quatre exceptions (Les biens que l'URSSAF ne peut pas saisir).

Aller plus loin

La saisie-vente des biens meubles pour la suite de la procédure.

Contester une saisie de l'URSSAF pour la juridiction et les délais.

Questions fréquentes

Combien de temps ai-je après un commandement de payer ?

Huit jours. Le commandement contient, à peine de nullité, l'ordre de payer dans ce délai faute de quoi la vente forcée des biens meubles peut être engagée (article R221-1 du Code des procédures civiles d'exécution).

Que doit contenir le document ?

Trois éléments à peine de nullité : la mention du titre exécutoire en vertu duquel les poursuites sont exercées, le décompte distinct des sommes réclamées en principal, frais et intérêts échus avec l'indication du taux des intérêts, et le commandement de payer sous huit jours (article R221-1).

Un montant global sans décompte est-il régulier ?

Non. Le décompte distinct est exigé à peine de nullité. Un commandement qui présente un total sans séparer le principal, les frais et les intérêts, ni indiquer le taux, est attaquable sur ce seul point.

Le commandement de payer est-il déjà une saisie ?

Non. C'est l'acte préalable qui autorise la saisie-vente des biens meubles. Rien n'est encore saisi à ce stade, et les huit jours servent précisément à l'éviter.

Peut-on encore demander un échéancier à ce stade ?

Oui. Le directeur de l'organisme peut accorder un échéancier ou un sursis à poursuites à n'importe quel stade (article R243-21). Le sursis vise précisément les actes d'exécution déjà engagés, il se demande séparément de l'échéancier.

Quels biens peuvent être vendus ?

Les biens meubles saisissables. Les biens nécessaires à la vie et au travail restent insaisissables, sauf s'ils sont ailleurs qu'au lieu de vie ou de travail, s'ils sont de valeur, s'ils perdent leur nécessité par leur quantité, ou s'ils constituent des éléments corporels d'un fonds de commerce (article L112-2).